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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 18:06

 

Voulant découvrir l'Italie avec un budget restreint, je m'étais mis en tête de voyager à travers ce pays en visitant les musées le jour et en passant la nuit dans les trains voire de dormir dans les salles d'attente des gares. Cependant voulant voir si j'étais capable de tenir un tel rythme pendant trois semaines, j'avais imaginé de passer quelques jours dans le Nord de l'Italie, un samedi-dimanche-lundi studieux et culturel. Comme j'étais avec mes parents en vacances à Menton pendant ces congés de février 1979, je les quittais pour prendre le train pour Gênes. Mon père m'accompagna tôt le matin en voiture à la gare de Vintimille. Les douaniers nous laissèrent passer sans nous demander nos papiers et quelques minutes plus tard je montais dans une voiture de seconde classe à destination de la capitale de la Ligurie. Comme il y a trois gares à Gênes, je descendais à la première, mais comme elle était loin du centre je prenais un taxi pour rejoindre la gare centrale. Il pleuvait. A un kiosque et pour 1 200 lires j'obtenais un plan de la ville. Via Balbi, via Garibaldi, palais Spinola, cathédrale San Lorenzo, je n'avais pas de temps à perdre. Un déjeuner rapide dans la vieille ville, un labyrinthe de ruelles bordées d'édifices, de palais des temps anciens, un visite au palais Spinola du 16ème siècle et de sa collection de peintures. Alors qu'il commençait de faire nuit, je me souvenais que Sandro Giacobbe, né à Gênes, venait de sortir un 33 tours, "Lenti a contatto". En marchant sous la pluie fine, je me remémorais une des chansons de ce disque "E lo sai".

 

"...Non puoi fermare la realtà com'un discorso.

Non puoi cancellare le notti d'amore

passate lontano da me... 

...E lo sai, che mi basta, una promessa,

Dimi che da domani, tu sei la stessa,

Ma lo sai que stasera, una sola parola,

puo farmi restare con te...

Ma lo sai che stasera, una sola parola puo farmi restare con te."

 

Voulant imiter ce chanteur italien, inconnu en France, je me chantais mentalement une chanson sur le même thème : 

 

"C'était à Genova et la bruine tombait,

Tu t'appelais Nina, nous nous sommes parlés.

Je ne comprenais rien, je sais que tu m'aimais,

Je le comprenais bien, nous nous sommes quittés.

 

Le palais Spinola que je vois dans mes rêves,

Me semble bien trop grand, notre amour disparaît;

Je ne voyais que toi, ce n'étais pas un rêve,

Et nous nous reverrons, alors je t'aimerai.

 

Car j'ai besoin de toi, aujourd'hui et demain,

Je veux dès maintenant te prendre dans mes mains,

Je ne pense qu'à toi, je ne te connais pas,

Tu verras que demain déjà tu souriras.

 

Je retournerai là, la bruine tombera,

Je te regarderai, le soleil brillera,

Et nous serons encore heureux à Genova,

Et nous nous souviendrons longtemps de ce jour-là,

 

Car j'ai besoin de toi, aujourd'hui et demain,

Je veux dès maintenant te prendre dans mes mains,

Je ne pense qu'à toi, tu ne me connais pas,

Tu verras que demain déjà tu souriras."

 

L'heure de prendre le train pour Florence arrivait et déjà je quittais cette grande ville, premier port d'Italie pour d'autres découvertes au court de ce séjour court mais enrichissant qui me donnais l'envie de retourner en Italie pour une durée plus longue, ce que je faisais en septembre de la même année, de Venise à Taormina.

 

Le texte et la musique de la chanson italienne citée ci-dessus et sortie en disque en 1978 sont de Giacobbe et Malvica. Pour plus de renseignements sur ce chanteur, vous pouvez consulter son site www.sandrogiacobbe.it

 

   

    

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Published by louisiane.catalogne.over-blog.com
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