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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 10:07

 

 

 Quand j'étais au collège, je rentrais à la maison le midi pour déjeuner. De temps en temps, je m'arrêtais à une charcuterie située en face du métro Pré-Saint-Gervais. Un jour, deux personnes étaient devant moi. Quand la première eut commandé, eut payé et fut partie, la commerçante dit à la seconde : "Vous connaissez cette dame ? C'est Madame Moine, la maman d'Eddy Mitchell".

Du boulevard d'Algérie aux terrains laissés vagues par la démolition des fortifications et jusqu'à la construction en 1954 de l'église Ste-Marie-Médiatrice, le petit Claude Moine devenu plus tard Eddy Mitchell a passé son enfance dans ce quartier du 19ème arrondissement dit des Hauts-de-Belleville, mais qui officiellement s'appelle Amérique.

Même si on sait peu de choses sur sa vie (privée), il chante quelquefois des anecdotes sur son enfance et son ancien quartier. Ces bribes, lâchées au coin d'une rime, me plaisent car j'ai moi-même passé mon enfance entre la rue de Belleville et le boulevard Sérurier.

 

"M'man...

J'viens tout juste d'avoir mes quatorze ans

J'veux plus d'école, j'suis dev'nu grand

J'te promets, j'te gagnerai plein d'argent.

M'man...

J'viens d'fumer ma tout' première Week-End

Sur les fortifs où t'aimes pas qu'j'traîne..." ("M'man", paroles Claude Moine, musique Pierre Papadiamantis - 1987)

 

"Et place des Fêtes,

Sur nos mobylettes,

On singeait James Dean...

...Mouflet, j'allais voir Luis Mariano,

Dans le chanteur de Mexico ;

Maman et moi on rentrait en métro,

Station Opéra, direction Lilas..." ("Nashville ou Belleville", paroles Claude Moine, musique Pierre Papadiamantis - 1985)

 

Nashville ou Belleville ? Nous y voilà ! Car Eddy Mitchell a souvent traversé l'Atlantique pour enregistrer aux Etats-Unis, aux States, comme on dit : Nashville, Memphis, L.A., mais aussi La Nouvelle Orléans.

Il aime le Rock'N Roll, la Country, le Blues, et nous aussi.

En 1999, il est au studio Ultrasonic de La Nouvelle Orléans où, avec des musiciens magnifiques, bassistes, saxophonistes, etc., il enregistre "Les Nouvelles aventures d'Eddy Mitchell".

A La Nouvelle Orléans, il y retourne pour nous livrer une chanson éponyme pour son album, "Jambalaya", sorti un an après Katrina :

 

"Violent, angoissant,

Cruel, inhumain,

Portant pourtant

Un joli prénom féminin,

L'ouragan Katrina

Noie mon Jambalaya,

Le bayou

Sera toujours blue.

 

Ma Nouvelle Orléans,

Berceau du Blues enfant

Dieu semble t'avoir blesssé

Oublié et dédaigné

Je parle du Dieu-Argent

Du dollar frémissant

Des promesses du Texan

Menteur mais pourtant Président..." ("Ma Nouvelle Orléans", paroles Claude Moine, musique Pierre Papadiamantis -1986)

 

En 1977, M. Eddy, passionné de cinéma, enregistre "La Dernière séance" une chanson écrite avec son complice de toujours Pierre Papadiamantis, qui parle peut-être du cinéma 'Le Féérique', qui se trouvait au 146 rue de Belleville (Paris 20ème), à deux pas de la rue des Solitaires :

 

"J'allais rue des Solitaires,

A l'école de mon quartier,

Vers cinq heures j'étais sorti,

Mon père venait me chercher,

On voyait Gary Cooper,

Qui défendait l'opprimé ;

C'était vraiment bien l'enfance,

Mais c'est la dernière séance..." ("La Dernière séance", paroles Claude Moine, musique Pierre Papadiamantis - 1977)

Beaucoup de salles des 19ème et 20ème arrondissements de Paris ont disparu au début des années septante et sont devenues des "Buildings-supermarchés" comme "Le Féérique", 146 rue de Belleville, "Les Tourelles", 259 avenue Gambetta, "Le Séverine", 225 boulevard Davout, "Le Secrétan-Palace", 55 rue de Meaux, etc.    

 

 

 

Eddy Mitchell, en tournée dans toute la France, sera ce mardi, le 29 mars, au Parc des Expositions de Perpignan à 20 heures. 

 

 

 

 

 

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