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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 22:13

 

 

Un vibrant hommage vient d'être rendu à Bernard Dimey pour le trentième anniversaire de son décès, par Jean-Pierre Laurant au Palais des Rois de Majorque à Perpignan. Après avoir chanté les couplets de Jacques Debronckart, "Bernard Dimey n'est pas mort le dix mai...", Jean-Pierre Laurant a fait déambuler, de 20 heures 30 à 22 heures, le public venu nombreux à travers les rues de Montmartre, les Abbesses, Pigalle, les bars de la rue Lepic et de la rue Germain Pilon. La tramontane se levant a incité quelques spectateurs à enfiler des coupe-vent et des vêtements chauds, pendant que les vers défilaient joyeux ou tristes, visionnaires souvent, comme ceux écrits en 1973 sur l'avenir de l'Homme, son éloignement des choses simples et son attachement irréfléchi aux choses matérielles et futiles. La nuit, heureusement, a commencé de tomber, rendant au Palais des Rois de Majorque ses façades illuminées, cadre admirable pour un spectacle de qualité. L'obscurité change tout et comme le disait Dimey :

"Heureusement la nuit,

Car chaque nuit tout change,

Avec des ailes d'ange

Qui ne font pas de bruit

Je pars et je m'envole

Vers des printemps perdus,

Vers des copains d'école

Que je n'ai pas connus."

 

 

Merci Bernard Dimey et merci Jean-Pierre Laurant pour nous avoir fait partager son coeur qui était aussi grand...   

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gillet 28/01/2012 16:48

Bernard DIMEY
Si ce nom vous est connu lisez la suite:

Préface

   Annie Massy aime la chanson et sa Champagne. On pourrait même écrire que cela va de soi, car elle aime ce qui pétille chez les chanteurs, et ne pouvait donc trouver sujet plus approprié que
Bernard Dimey.
   Un chanteur, c’est un corps, une voix, une inspiration et une histoire. Annie Massy avait déjà su planter les enjeux de la création chez un autre aventurier de la chanson ancré dans un
territoire : Jacques Brel, dont elle avait su avec talent croquer la « brelgitude ». Être de quelque part, en tirer sa sève, ancrer son imaginaire dans les fils de l’enfance, voilà une méthode.
   Après Brel, Annie Massy s’attaque donc au massif Dimey par la même voie : celle du terroir.
   Pourtant, la tâche est plus complexe : l’ancrage de Brel à sa Belgique natale est une clé reconnue de son œuvre et de sa notoriété. L’aborder par ce biais, c’est conforter le regard du lecteur.
Avec Dimey, Annie Massy entreprend une ascension bien plus périlleuse. Car, elle ne le cache pas, c’est à Montmartre que Dimey a bâti sa gloire. On sait qu’il adorait se présenter comme un célèbre
« poète du XVIIIe »..., ajoutant après un temps d’arrêt, « arrondissement »...
   Or c’est en Champagne que tout se noue pourtant pour la compréhension de cette œuvre multiforme et foisonnante. Annie Massy l’établit avec brio. Le tour de force est magistral puisqu’il part
d’un paradoxe, Dimey ayant plutôt voulu laisser dans l’ombre toute la première partie de sa vie. Mais notre auteur a du talent et de la vista : c’est en tressant le récit des premières années de
Bernard Dimey, avec l’analyse rigoureuse de la plupart de ses chefs d’oeuvre, qu’elle emporte l’adhésion du lecteur. Du coup, on comprend que, comme chez Brel qui a su devenir lui-même en se
libérant de sa Belgique, Dimey a su élaborer son succès par une forme de catharsis : il s’inspire de ses années de formation dans sa Champagne d’origine, de Nogent à Troyes, pour mieux sublimer ses
rêves et ses déceptions en autant de morceaux que d’autres porteront au triomphe. Un voyage par procuration dont la matrice tirerait ses bulles de la Champagne, pour faire rayonner l’esprit de
L’enfant maquillé, de Louxor à Syracuse...
   Intelligence, talent et générosité, la plume d’Annie Massy, en bonne champenoise, se met au diapason de son objet d’études : elle nous raconte simplement, de façon rythmée et vivante, le
parcours de formation de Dimey, mais ne se limite pas à la biographie. Elle analyse avec précision mais aussi tout son savoir-faire de bonne pédagogue, comment les chansons reconnues sont
élaborées. Adepte de la cantologie dont je fus naguère le pionnier, Annie Massy donne chair aux morceaux qu’elle évoque, décrit les interprétations, les musiques et les timbres, pour les faire
résonner avec son récit biographique.
   Elle nous donne à comprendre, finalement, tout le charme longtemps insaisissable d’un créateur hors pair.
Jeunesse champenoise, un très beau titre, et très juste, s’avère un très bel ouvrage, où se révèle une double inspiration en miroir : celle d’Annie Massy et celle de Bernard Dimey. Deux plumes
généreuses, nourries des sèves d’un territoire dont l’intelligence et la générosité éclatent en pétillance dans ces pages à lire sans modération.

   Stéphane Hirschi
Professeur de littérature et de cantologie à l’Université de Valenciennes


Bernard DIMEY
jeunesse champenoise, succès montmartrois
Annie MASSY

Livre 200 pages - N° ISBN 978 2 35208 083 1 – 17€

à commander dans toutes les bonnes librairies
ou sur internet en cliquant sur
http://www.bordulot.fr/page25/page79/page79.html

louisiane.catalogne.over-blog.com 30/01/2012 10:23



Merci pour votre commentaire. Je vous invite à lire les articles que j'ai publiés sur ce blog chaque mercredi entre le 27 avril et le 1er juillet 2011, date du 30ème
anniversaire de la mort de Bernard Dimey.