Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:48

 

En direct du studio des poètes, voici une nouvelle page de notre émission "Entre sien et vous", et aujourd'hui, nous nous entretenons sur la poésie autour d'un poème intitulé "Plaisir vespéral".

 

Entre sien et vous : Je viens de parcourir ce que vous écrivez,

Avec amour, passion, et j'ai beaucoup aimé

Tous vos alexandrins; certains sont pathétiques,

Alors que d'autres sont magiques, bucoliques.

Où se cache celui qui guide vos idées ?

Par quel esprit malin le coeur est-il guidé ?

 

Poète Pouette : Si j'ai voulu un jour écrire des mots tendres,

L'inspiration vint vite et ne pouvait attendre.

L'amour pour les bons mots, les beaux alexandrins,

A joué sur mon coeur comme un esprit malin.

Et aussi, le regard malgré tout subjectif,

Je laisse apprécier ce qualificatif,

Que je pose souvent sur les tracasseries

Qui forment les petits maillons de chaque vie,

M'a incité à prendre une belle écriture,

Avec conviction et bien peu de culture,

Pour tenter d'exprimer des sentiments divers,

Pour remettre à l'endroit ce qui va de travers.

Car la vie est truffée, et c'est indéniable,

De déboires nombreux parfois insupportables.

Je suis comme chacun de vous qui m'écoutez :

La machine du mal, je ne peux l'arrêter.

Mon existence est loin d'être une route droite,

Et je dois souvent par des manoeuvres adroites,

Faire face aux forces qui auraient trop tendance

A me mener vers les affres de la malchance.

 

E.S.E.V. : Vous écrivez déjà depuis quelques années,

Il n'est de sujet que vous n'ayez abordé,

Car vous avez tout dit sur la vie et la mort,

Sur la haine et l'amour, enfin, que sais-je encore ?

 

P.P. : J'écris des poésies depuis plus de quinze ans,

Et toujours avec le même plaisir brûlant.

J'ai en effet parlé de l'amour, de la mort,

Mais je n'ai pas tout dit et de nombreux efforts

Seront encore à faire, et seront nécessaires

Pour conter, expliquer, de façon littéraire,

Ce que je paux sentir tout au long des saisons,

Lorsque je suis dehors ou bien à la maison.

Mon unique raison d'écrire et de parler

Avec des termes que chacun peut employer,

Réside dans le fait qu'il est intéressant

D'essayer d'aborder un sujet angoissant,

De la poétiser tout en le dépeignant,

Et de coucher les mots tout en s'en imprégnant.

Je dois bien avouer que j'ai longtemps cherché

Un style propre auquel je me suis attaché.

Je crois l'avoir trouvé mais s'en m'en rendre compte,

En écrivant des vers dont je n'ai point de honte.

 

E.S.E.V. : Vos écrits cachent-ils un don particulier,

Et pensez-vous aussi qu'écrire est singulier ?

 

P.P : Je peux affirmer que rien en moi n'est magique,

Que ma plume n'a pas de pouvoirs fantastiques,

Qu'il suffit simplement d'avoir quelques idées

Et de les rassembler pour bien les exprimer.

 

E.S.E.V. : Est-ce là un conseil donné à vos lecteurs

Qui voudraient un matin trouver un éditeur

Pour ne lui proposer que des vers merveilleux

Et qui rendraient après beaucoup de gens heureux ?

 

P.P. : Je n'ai pas de conseils à donner à tous ceux

Qui apprécient mes vers et qui sont amoureux 

Des vers en général, étant persuadé

Que seul le coeur permet d'exprimer ses idées.

 

E.S.E.V. : J'aimerais maintenant ainsi que nos amis,

Que nous nous lisiez ce que vous avez écrit

Il y a quelques mois; il s'agit d'un plaisir

Que, dans les champs, les prés, vous aimiez ressentir.

La nature vibre, vous aimez observer

Le soleil disparaître et la lune briller.

Dans ces vers transcendants, nous avons le plaisir

De marcher au hasard; je vous laisse nous lire

Ce "Plaisir vespéral" en vous remerciant

D'avoir très gentiment ouvert vos sentiments.

 

P.P. :  Quand je me promenais au bord du crépuscule,

Satisfait et content, léger et sans scrupules,

Les yeux plains de lumière et les cheveux au vent,

Des oiseaux j'écoutais le doux gazouillement.

 

Le mouvement de l'air dans les arbres feuillus,

Le meuglement joyeux des animaux cornus,

Savaient me transporter en un tour de magie,

Parmi les demi-dieux de la mythologie.

 

J'étais pour un instant le maître de ces lieux,

Et les forêts, les champs, le soleil et les cieux,

Etaient entre mes mains, étaient ma possession,

Et semblaient sortir de mon imagination.

 

Je pouvais oublier le passé, l'avenir,

Je défiais celui qui eût voulu ternir

Un moment si plaisant, caresse de l'été,

Caresse du bonheur et de l'éternité.

 

Le temps ne passait plus, l'heure n'existait pas,

Mon coeur battant marquait la cadence des pas,

Le chemin sinueux semblait se diriger

Vers les étoiles d'or que je voyais briller.

 

J'apercevais au loin la silhouette grise

D'une belle maison que berçait une brise,

Et pouvais savourer le plaisir vespéral

Qui n'était autre que le bonheur intégral. 

Partager cet article

Repost 0
Published by louisiane.catalogne.over-blog.com
commenter cet article

commentaires