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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 07:48

Portbou, jeudi 13 juin 2013 vers 13 heures : je dîne sur la Rambla avec mon ami Julien Verjoul. Des touristes allemands mangent à une table voisine de la nôtre. Que sont-ils venus faire là ? - comme nous ? - dans ce village perdu de Catalogne, entre mer et collines, où de prime abord, il n'y a pas grand chose à faire et à voir. De Portbou, on ne voit rien, ni le village proche de Colera - qui formait avec celui qui nous intéresse et dont je parlerai toute cette semaine une seule et même commune jusqu'en 1934 -, ni celui de Cerbère dont le nom est étroitement lié sur les dépliants d'horaires ferroviaires (Paris - Port-Bou via Cerbère) et quand on est à Portbou, on est comme sur une île et aucune issue ne semble s'offrir au touriste désorienté hormis celle de partir par barque au départ de l'une des merveilleuses criques que l'on découvre une à une grâce à un chemin qui serpente le long de la côte sauvage ou Costa Brava. D'ailleurs, le nom de Portbou tient son origine du boeuf (bou en catalan) qui tirait la barque sur le sable à moins que ce ne soit la barque elle-même présente sur le blason de la ville.

Le premier réflexe de tout touriste qui souhaite découvrir un lieu est de se plonger dans un guide touristique, un Guide Vert Michelin par exemple. Dans l'édition Barcelone et la Catalogne que je possède et qui date de 1997, accent est surtout mis sur les beautés environnantes du village, capricieuses et sauvages : "Aux confins du Roussillon français, cet important centre touristique est aussi l'un des principaux postes frontaliers d'Espagne, notamment pour le trafic ferroviaire. Portbou, dont la surface bâtie est égale à celle des installations ferroviaires, n'a longtemps vécu que par la gare. Néanmoins, cette commune moderne a d'autres atouts, et son rivage offre de surprenants paysages. D'où que l'on vienne, de Figueres par la N260 ou par la magnifique route** de Colera, la GE612, on pourra admirer les profils rocheux les plus escarpés du littoral catalan. Hautes falaises, petites calanques vierges ou autres capricieuses formes de relief sont quelques-uns des principaux attraits de la zone la plus accidentée de la Costa Brava." (1)

Le premier réflexe de tout touriste qui arrive dans un lieu inconnu de lui est de se rendre à l'office de tourisme. Un petit livret lui est remis avec des photos accrocheuses : côtes escarpées, eau limpide, église et quelques bâtiments. Accent est mis sur le côté mer et montagne mais dès les premières pages sur la culture et l'histoire : "Portbou regorge d'histoire, de culture et d'art. Vous pouvez le découvrir en vous promenant à travers ses rues grimpantes, en passant par la Rambla vers la mer ou simplement en y arrivant en train. En voici un avant-goût :

Mémorial Walter Benjamin : à la mémoire de Walter Benjamin (Berlin 1892 - Portbou 1940) et des exilés européens entre les années 1933 et 1945, Dani Karavan a créé le mémorial "Passagen" dans la ville de Portbou.

Temple paroissial de Santa Maria : temple de style néogothique à l'apparence de cathédrale. D'une longueur de 33 mètres, une largeur de 8, 50 mètres et une hauteur de 20 mètres.

Gare Internationale de Chemin de Fer de Portbou : construite en 1929. Le grand auvent en fer et verre qui couvre les andains se distingue." (2)

Walter Benjamin, église néo-gothique et gare, voilà qui attise la curiosité et ce sont ces éléments historiques et culturels que nous découvrirons dans nos prochains épisodes.

A suivre...

(1) Barcelone et la Catalogne (Guide de Tourisme Michelin - 1ère édition, 1997).

(2) Dépliant touristique Portbou, és natural, c'est naturel (Oficina Municipal de Turisme, Portbou, 2008).

Gare de Portbou, terminus du train.

Gare de Portbou, terminus du train.

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Published by louisiane.catalogne.over-blog.com
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